Le temps qu'il nous reste

EVA HALUS – Votre nouveau livre, Le temps qu’il nous restee, est-il un livre de facture philosophique?
DAN GHITESCO – Comme mes autres romans, il cache dans sa fibre une certaine conception philosophique qui, par extension, devient politique. Le temps qu’il nous reste est une question à laquelle on peut penser d'une manière personnelle, mais je m'adresse plutôt à la société et à la culture occidentales. Ce n'est pas un essai philosophique ou une analyse politique, mais un roman qui, avec ses moyens spécifiques, se permet de questionner le sens de l'histoire.


Extrait du livre Conversations avec des personnalités(es) roumains(es) de Montréal, Maison d'Edition ASLRQ, 2016


L’homme qui venait de l’Est

L’auteur court sur 330 pages un demi-siècle de la douloureuse histoire de la Roumanie. Notre génération ne la connaît que par des fragments racontés en secret par nos parents et nos grands-parents. La Roumanie qui nous a été enseignée comme un univers en soi, on le retrouve ici dans ses vraies dimensions, écrasé par un cynique engrenage planétaire. Abandonnés par « l’Occident-Moral, par l’Occident-Justice », comme tout le reste de L’Europe de l’Est d’ailleurs, la Roumanie a été réduite à la misère d’une colonie, délibérément laissée sous la botte de l’impérialisme le plus arriéré de l’Histoire, comme les autres «orphelins de Yalta» comme l’écrit l’auteur. L’occupant a ramassé la lie et l’a mise à la tête du pays, suffocant ainsi sa société pendant près d’un demi-siècle. Tourmentés, les personnages se posent des questions bizarres comme « Qui a besoin de liberté, qui mérite cette liberté ? » Néanmoins, le ton du roman est presque toujours ludique, jamais acharné. L’auteur refuse la condition d’une tragédie alourdie par l’écriture et essaie de sauver l’humain et son droit au bonheur. Le personnage principal traverse des pays et des continents en cherchant sa place tel un Sisyphe. On s’identifie à ses angoisses, ses faiblesses, ses audaces et ses ambitions pas toujours nobles. Avec les personnages de ce livre, on se demande si la vie est possible sans idéal. Tout se déroule dans l’interstice entre la sage lâcheté et le ridicule de «ceux qui veulent changer le monde». Dans ce livre, le prévisible est presque inexistant et des changements brusques et dramatiques peuvent surgir d’un paragraphe à l’autre. L’homme qui vient de l’Est est un roman qui se lit facilement et qui s’oublie difficilement.


Doina Uricariu, analyste littéraire, poète, éditrice, directrice de l’Institut culturel roumain à New York

On me demande souvent à l’étranger : « Quel livre devrais-je lire pour me faire une idée de ce qui s’est passé en Roumanie pendant le temps du communisme ? » À partir de là, dans la liste — très restreinte — de livres que je peux recommander dans cette catégorie, j’ajouterais le roman de Dan Ghitesco, L’homme qui venait de l’Est. […] Nous n’avons pas un Soljenitsyne ni un Kundera qui ait su fixer avec des mots inoubliables la catastrophe humaine qui a eu lieu chez nous pendant la deuxième moitié du XXe siècle.
Mais le roman de Dan Ghitesco — remarquable par sa force épique et par son rythme entraînant, par une sensibilité qui n’est plus à la mode aujourd’hui, mais le sera de nouveau parce que le monde est saturé d’indifférence et de cynisme — peut être considéré comme une récapitulation alerte et émotionnante de l’histoire récente de la Roumanie.
[…] Il y aura certainement des gens qui ne liront jamais le roman de Dan Ghitesco. Mais je m’imagine mal quelqu'un qui ouvrirait ce livre sans mener sa lecture jusqu’au bout. Dan Ghitesco a le don de captiver les lecteurs et de provoquer une réflexion sur leurs propres vies.

Alexandru Stefanescu, rédacteur en chef de Romania Literara, analyste littéraire, auteur de L’histoire de la littérature roumaine contemporaine

Sous le sceau… du suspense

Il est particulièrement difficile d’exprimer sous forme épique la substance d’une longue période de l’histoire soumise et corrompue par tant d’outrages. Dans son roman l’Homme qui venait de l’Est , Dan Ghitesco réussit à capter avec éloquence les traits essentiels propres à l’espace concentrationnaire communiste. La justice abolie, l’aliénation, tel un masque, envahit la figure, la corrompt et finit par prendre sa place. Les séquelles de la terreur communiste marquent encore aujourd’hui bien des mentalités. Les héros du roman de Dan Ghitesco évoluent dans ce cirque traumatisant aux tournures souvent abracadabrantes, mettant en évidence les destins, apparemment linéaires, de certains protagonistes. Des destins qui semblent captifs d’un labyrinthe hypertrophié, qui ne saurait raisonner avec l’idée d’une évasion salvatrice.
Néanmoins, le registre thématique du livre ne cherche pas à s’appuyer sur les notes les plus expressionnistes pour n’en extraire que le sentiment de peur. Possédant une bonne science du dosage, l’auteur sait quand intercaler un moment de détente dans le flux épique, afin d’obtenir un équilibre. Le fil scénique présente un défi auquel nous devons aspirer en dépit des réalités objectives décourageantes. La nature humaine doit retrouver sa positivité, si brutalement flagellée par la domination communiste.
L’Homme qui venait de l’Est est animé par une pluralité typologique, par un montage d’observations, d’esquisses et d’analyses éclectiques éloquentes. Tout au long d’un véritable tracé initiatique, nous rencontrons un éventail d’attitudes qui peuvent animer l’être humain. Le rythme alerte glisse sur la diversité des éternels questionnements, malheureusement toujours soumis au temps.
Le livre met en évidence des situations inédites, la succession des séquences se réalise comme dans un film de suspense. L’Homme qui venait de l’Est est un document de la plus grande éloquence sur la tragédie du communisme.

Octavian Mihalcea, poète, journaliste, critique littéraire

Littérature de l’exil Dan Ghitesco ou… le romancier qui (re)vient à l’Est

Dès les premières pages, la vocation de narrateur de Dan Ghitesco ne laisse aucune place au doute. Le récit, rythmé, et le suspens articule discrètement les alchimies du récit et la construction épique s’échafaude avec un remarquable sens des proportions, avec un naturel et un dynamisme qui semblent propres à l’auteur. L’expérience et l’exercice de l’écriture journalistique se reconnaissent dans le caractère sobre et lapidaire du texte, ainsi que dans la coupure souvent abrupte des phrases. Parallèlement, la prose bénéficie aussi de l’œil de Dan Ghitesco le metteur en scène, celui qui évalue / supervise, dans son ensemble et dans le détail, la configuration potentielle d’une scène (certainement imaginaire) sur le fond de laquelle l’histoire se développe avec une remarquable désinvolture; le narrateur pense et façonne les situations, les sens, les réverbérations / les halos de chaque mot, tout en orchestrant un imagisme virtuel de chaque moment créé par le texte.
Un je ne sais quoi particulier surprend, la présence d’une atmosphère très différente de celle que le lecteur serait tenté d’anticiper. On se retrouve dans l’atmosphère, devenue classique, caractéristique des livres qui ont dominé la littérature de l’exil roumain. L’auteur s’avère proche de l’esthétique et des thématiques littéraires de l’exil. (On y rencontre des situations et des états qui font penser à des Panait Istrati, Boris Suvarin, André Gide, Albert Camus ou Arthur Koestler). Les écrits de Dan Ghitesco gravitent autour du même ambitus de préoccupations, on sent qu’il a lu L’obscurité à minuit, le livre de Koestler tant commenté, celui qui écrivait qu’il était né « quand le soleil se couchait sur l’Ère de la Raison ».
Avec L’Homme qui venait de l’Est, l’auteur semble chercher à ressusciter la littérature de l’exil et ainsi amener une certaine période de l’histoire à se confesser. En réalité, il s’agit d’une plaidoirie pour une éthique de l’inoubliable. En tout cas, la tentative de Dan Ghitesco... incite à (ré)examiner ou à se (re)mémorer une histoire troublante et récente, il se place ainsi à rebours de la tendance paradoxale d’un présent plutôt prédisposé à ignorer son passé. Ainsi le livre se distingue en ramenant des interrogations de l’histoire proche dans une époque qui veut, à tout prix, appartenir à l’oubli.
De toute évidence, par sa thématique, ce roman se revendique plutôt de cette littérature surgie d’un cataclysme de l’histoire, résonnant des échos de Mircea Eliade sur l’homme moderne, celui qui « a perdu la conscience des réalités spirituelles » et pour lequel « l’anamnèse du sacré s’est éteint ».
Le roman de Dan Ghitesco semble être dédié à la mémoire d’un moment de l’Apocalypse : l’Apocalypse d’une nation, d’une culture, d’un monde qu’on nous a volé, les idées de liberté, de l’Homme et de l’Humanité. Dans le sillage de la littérature de l’exil, ce livre continue le démantèlement de la fallacieuse utopie communiste et – en tant qu’acte de culture – il aspire à la dignité d’un porte-parole d’une de ses victimes (la partie malheureuse !) de l’histoire.
L’Homme qui vient de l’Est a une fin significative. Je repense à Vintilă Horia (Prix Goncourt) , Constantin Amariu et à d’autres [...] ou bien encore à La Nuit n’appartient à personne de Dan Ghitesco également, qui traite de l’exil d’Ovide au bord de la Mer Noire que Ion Cocora a ainsi commenté : « Avant de lire le roman de Dan Ghitesco [...] je me demandais s’il était possible d’apporter quoi que ce soit au sujet après Vintilă Horia. Et voilà, c’est arrivé. »
Dan Ghitesco abandonne le lecteur dans un monde peuplé de questions plutôt que de réponses et de certitudes, ce qui démontre la capacité de l’auteur à décoder le niveau souterrain du contexte dans lequel il écrit et auquel il s’adresse en réalité. Tony Judt relève quelques signes vraiment inquiétants de notre époque : « la barbarie du passé récent de l’Europe, le double assombri contre lequel on a bâti avec tant d’effort L’Europe d’après-guerre, se trouve déjà en dehors du champ de la mémoire pour les Européens plus jeunes [...] pour que le passé de l’Europe puisse offrir à l’Europe présente une leçon et un but moral, c’est à dire l’histoire. L’histoire devrait être enseignée à chaque génération, dès le début. L’Union Européenne constitue, peut-être, une réponse à l’histoire, mais elle ne devrait pas être un substitut ».
L’existence de ce roman démontre que Dan Ghitesco a compris et a profondément réfléchi aux phénomènes du monde présent. Pour lui, la littérature est loin d’être un acte gratuit. Si la dénonciation du nazisme semble évidente, par contre, le communisme demeure encore voilé. La dernière partie du livre de Dan Ghitesco nous dit quelque chose de tout cela et nous offre de profonds sujets de réflexion.

Dan ANGHELESCU, poète, essayiste. membre de l'Union des écrivains roumains, professeur à la Faculté de journalisme de Bucarest

Plusieurs revues littéraires et journaux roumains ont choisi L’homme qui vient de l’Est comme roman de l’année 2012 et Dan Githesco comme l’écrivain de l’année.

La nuit n’appartient à personne

Son avant-dernier roman, La nuit n’appartient à personne relate la vie du grand poète latin Ovide, exilé par Auguste à Tomis, ville aujourd’hui connue sous le nom de Constata, au bord de la Mer Noire, en Roumanie. Dan Ghitesco relève le défi de raconter l’histoire par la voix d’un narrateur contemporain d’Ovide. Même s’il se retient de tout commentaire historico-comparatif, il ne s’empêche pas de décrire le poète comme une superstar qui chante l’amour et la paix, ni de mettre en scène l’émancipation de la femme au cœur de l’action, à laquelle s’opposait la politique impériale d’Auguste pour conserver ses traditions rétrogrades. La duplicité de l’empereur ressemble à s’y méprendre à celle des politiciens d’aujourd’hui. Mécène a tous les attributs d’un vrai ministre de la propagande. La description d’Horace est très peu traditionnelle et celle de Virgile frise, d’une manière subliminale, les mœurs de nos jours. La surprenante conclusion du roman nous fait sentir les premières pulsations du miracle galiléen. Dan Ghitesco affiche un goût certain pour l’histoire et la politique, mais bien que nés d’une documentation exhaustive, sous la plume créatrice, ses romans ne peuvent rester prisonniers de l’historique ou du biographique. Son expérience d’homme de théâtre et d’écrivain combinée à son propre vécu des dictatures de l’Est et des démocraties de l’Ouest, l’aident à mettre sur la scène historique l’être humain mis à l’épreuve. L’exploration profonde de ses personnages double alors son œuvre d’une dimension autant psychologique que philosophique.

Alina Turcanu, chroniqueuse littéraire.

Avant de lire le roman de Dan Ghitesco, La nuit n’appartient à personne, je me suis demandé s’il était possible d’ajouter quoi que ce soit à Dieu est né en exil de Vintila Horia (prix Femina). Apparemment, c’est possible. Dan ghitesco y est parvenu, autant d’un point de vue narratif, avec une action alerte fourmillant de détails captivants, que par l’analyse et l’interprétation des documents.

Ion Cocora, critique littéraire, biographe

En 2007, Dan Ghitesco publie La nuit n’appartient à personne qui relate la vie du poète Ovidus Publius Naso. En moyenne, à travers le monde s’écrit un livre par année sur la vie d’Ovide, le poète romain exilé à Tomis il y a 2000 ans. Dan Ghitesco a écrit l’un des plus beaux livres sur Ovide, parus à ce jour. Rivalisant avec des auteurs aussi différents entre eux autant par leur formation que par leur valeur, de Marguerite Yourcenar à Marin Mincu, Dan Ghitesco, lui-même expatrié comme son héros, se distingue par sa capacité d’insuffler de la vie à un monde perdu dans la «nuit des temps». Dans La nuit n’appartient à personne, roman cinématographique plein de vie et de couleur, Ovide nous est dévoilé comme un homme et non comme un personnage historique. En achevant la lecture du roman, nous avons le sentiment d’avoir voyagé dans le temps et regrettons de devoir nous détacher d’un monde que l’on commençait à aimer.

Alexandru Stefanescu, rédacteur en chef de Romania literara, analyste littéraire, auteur de L’histoire de la littérature roumaine contemporaine


Le soleil se couche à l’Est

En 2002, Le soleil se couche à l’Est raconte la tragique amitié entre deux écrivains français, Romain Rolland et Panait Istrati. Grand maître de la littérature française, lauréat du prix Nobel de littérature, Romain Rolland se lie d’amitié avec un pauvre aventurier de génie et l’aide à devenir le grand écrivain qu’il est devenu. Le tragique de leur amitié profonde a des dimensions universelles et la relation humaine entre eux illustre bien le phénomène de « l’illusion permanente ». Au cœur du drame, on trouve le réveil brutal d’Istrati, qui découvre les sinistres machinations de Moscou. Il s’engage alors dans une lutte pour ouvrir les yeux aux nombreux intellectuels occidentaux naïvement attachés à une certaine gauche — manipulée depuis Moscou —. Quelques-uns d’entre eux prirent également conscience que le soleil de leurs illusions s’est couché à l’Est. Comme dit Dan Ghitesco, « déchiré entre l’idéal de l’amitié et la vérité, Istrati a sacrifié l’amitié. Romain Rolland a sacrifié les deux. » Au cours de l’action, on rencontre également Nikos Kazantzakis, Stefan Sweig, André Gide, Louis Aragon, ainsi que d’autres grands écrivains de l’époque.

Doina Uricariu, analyste littéraire, poète, éditrice, directrice de l’Institut culturel roumain à New York .


Le signe du Caméléon

En 1997 paraît Le signe du Caméléon. L’auteur se penche ici sur l’univers concentrationnaire qui a dominé la société roumaine pendant près d’un demi-siècle. Le signe du caméléon est l’espace d’un décalogue renversé où les péchés se transforment en vertus. Esprit libre, ludique, extraverti, nourri par l’expérience du théâtre et de la télévision, Dan Ghitesco refuse à ses personnages une condition profondément tragique, les scénographies exclusivement dramatiques, et toute forme de discours acharné. Les personnages s’adaptent-ils trop facilement à la dictature ? Ces gens sont-ils trop tolérants ? Ne connaissent-ils pas l’anathème ? Ne refoulent-ils pas leur atroce ressentiment ? Pourquoi ne se donnent-ils pas le devoir de pourchasser les coupables pour parvenir à un certain assainissement moral en obtenant justice ? Sont-ils apathiques ? Ils sont plutôt fatigués jusqu’à la dernière cellule de leur corps, fatigués de tant de drames et de harcèlement, d’échecs et de dangers qui les imprègnent de peur. Oui, ils sont fatigués et réservent leurs dernières forces pour ce qu’ils peuvent encore sauver de leur propre existence, quelques miettes de joie et d’amour, de confort et de réconciliation avec eux-même. La Fontaine, par ses fables a permis de transmettre jusqu’à nous l’expression « Peuple caméléon, peuple singe du maître ». Mais de la singerie des autorités et l’imitation de la manière d’être de ceux qui deviennent nos maîtres, par la force, et jusqu’à la défiguration caméléonesque de l’Histoire, il n’y a malheureusement qu’un seul pas. Et ce pas, cet abîme, que les régimes totalitaires ont franchi par les totalitarismes de gauche aussi bien que ceux de droite. Le caméléonisme de l’histoire et du pouvoir, dans les cent dernières années, a atteint son paroxysme. Il a représenté une tragédie continuelle, une chaîne incessante de crimes, un démantèlement douloureux, ridicule et irréversible des vérités. Dan Ghitesco ne laisse pas tout cet enfer empoisonner le destin de ses personnages, il rachète leurs pertes à l’aide d’un style épique alerte, intelligent, qui développe le sens de la compassion et de la complicité face à la condition humaine. Il n’y a rien de paradoxal à écrire un roman contre le mensonge en rangeant les destins de tous les personnages sous le signe du caméléon.

Doina Uricariu, analyste littéraire, poète, éditrice, directrice de l’Institut culturel roumain à New York .


Cendres et poussière

En 1992, il publie à Bucarest une « fable politique » intitulée Cendres et poussière qu’il présente comme un roman « pseudo-historique » construit sur l’idée d’un phalanstère avant l’heure. Au XVe siècle, un groupe de paysans et un prince Moldave armés des meilleures intentions du monde tentent de mettre sur pied une société égalitaire en s’isolant dans les montagnes. Cette aventure les amènera dans une situation limite, de non-retour, les forçant à la réussite de leur projet. La première partie est écrite comme une épopée de cape et d’épée, laissant place aux conflits à proprement parler avec tout le dramatisme et ses implications symboliques. La communauté isolée s’organise sur des principes proches de ceux que Charles Fourier élabora deux siècles plus tôt. Cendres et poussière est un roman parabole dont la conclusion se devine au titre.

Alexandru Darian, Producteur de télévision, écrivain